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| Free people of color, Dominica, Agostino Brunias |
La communauté des ''Nègres'' Libres a cessé d’exister
aux abolitions. Elle comprenait les assistants d’explorateurs espagnols, les
pirates noirs, les noirs libres officieusement, les affranchis, et les esclaves
en fuite.
Au début de la colonisation du continent Américain, certains africains libres ont pris part aux explorations espagnoles et à leur guerres de ‘’pacification’’ contre les natifs à Hispaniola (1492), à Porto Rico (1508), en Jamaïque (1509), et à Cuba (1511). Juan Garrido était l’un d’eux, accompagnant Juan Ponce lorsqu’il explora et nomma la Floride. Garrido pris aussi part aux raids de mise en esclavage des natifs et à l’exploration du Nord de l’Amérique. Il termina sa vie en Nouvelle Espagne (Mexique).
Devenir
pirate était une alternative à l’esclavage ; malgré la rudesse, la
violence et le risque dans le quotidien d’un pirate, c’était un sort préférable
à la condition d’esclave qu’offraient les sociétés caribéennes. Lorsque les
pirates des Caraïbes n’aidaient pas les bateaux négriers ou de cargaisons matérielles,
ils les attaquaient, les détruisaient, les pillaient ou capturaient les
passagers déportés.
Certains africains choisissaient de s’embarquer
dans la piraterie dès le continent mère pour les opportunités de gains ; d’autres
capturés sur les négriers rejoignaient les pirates pour échapper au sort
d’esclave ; d’autre étant esclave en fuite rejoignaient la piraterie pour éviter d’être
capturés à nouveau. Les pirates noirs constituaient une partie importante des
pirates des Caraïbes. On estime qu’entre 1716 et 1726 environ 30% des pirates
étaient noirs, certains étaient célèbres. Certains navires, comme le Dragon Volant du capitaine Edward Condent, sont connus pour
avoir eu au moins la moitié de leur équipage fait de noirs libres.
Le pirate noir le plus connu est Black Caesar. Le négrier qui l’amenait aux Amériques avait échoué au large de la Floride, un des marins s’était lié d’amitié avec lui à bord et profitant du naufrage, ils s’enfuirent tous les deux avec munitions et vivres, ils devinrent par la suite pirates. Black Caesar fut capturé quand les Anglais attaquèrent le fameux Barbe Noire en 1718, il travaillait alors pour celui-ci avec quatre autres pirates noirs célèbres : James Black, Thomas Gates, Richard Stiles, et James White.
John Julian était un pirate miskito célèbre. Il pilotait le Whydah, à l’origine un bateau négrier, devenu un des navires de la flotte du capitaine pirate Samuel Bellamy, Julian fut l’un des deux seuls survivants du naufrage du Whydah.
Henri Quintor était un célèbre pirate mulâtre né à Amsterdam qui faisait partie de l’équipage de Bellamy, il avait la réputation d’être un des plus féroces à bord, il n’était pas à bord du Whydah quand il a coulé. La flotte de Bellamy comptait 30 à 50 pirates noirs.
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| Henri Quintor, Gregory Manchess; Courtesy of National Geographic |
Le pirate noir le plus connu est Black Caesar. Le négrier qui l’amenait aux Amériques avait échoué au large de la Floride, un des marins s’était lié d’amitié avec lui à bord et profitant du naufrage, ils s’enfuirent tous les deux avec munitions et vivres, ils devinrent par la suite pirates. Black Caesar fut capturé quand les Anglais attaquèrent le fameux Barbe Noire en 1718, il travaillait alors pour celui-ci avec quatre autres pirates noirs célèbres : James Black, Thomas Gates, Richard Stiles, et James White.
John Julian était un pirate miskito célèbre. Il pilotait le Whydah, à l’origine un bateau négrier, devenu un des navires de la flotte du capitaine pirate Samuel Bellamy, Julian fut l’un des deux seuls survivants du naufrage du Whydah.
Henri Quintor était un célèbre pirate mulâtre né à Amsterdam qui faisait partie de l’équipage de Bellamy, il avait la réputation d’être un des plus féroces à bord, il n’était pas à bord du Whydah quand il a coulé. La flotte de Bellamy comptait 30 à 50 pirates noirs.
Les autres noirs libres étaient d’anciens esclaves ayant racheté leur liberté lorsque la loi le permettait sur le territoire et que leur maître l’autorisait. Quelques fois c’était le gouvernement qui les affranchissait, par exemple en échange de l’enrôlement militaire. D’autre avaient été récompensés par l’affranchissement pour un accomplissement exceptionnel, par exemple la délation sur les soulèvements d’esclaves prévus. D’autres avaient été rachetés par des membres de leur famille auparavant affranchis, ayant économisé pour leur rachat. Certains étaient libres officieusement car ils ne possédaient pas de lettre d’affranchissement, mais avaient la permission du maître de vivre et travailler indépendamment en échange d’un loyer ou d’une part de leurs revenus qu’ils lui verseraient. D’autres enfin étaient des fugitifs de villes lointaines se mêlant à la foule des noirs libres pour se dissimuler en faisant profil bas.
| Forteresse de Mose http://birdsyellowhouse.blogspot.ca |
Les Anglais prirent Cuba en 1762 et pour la récupérer les Espagnoles leur cédèrent la Floride, les nouveaux noirs libres catholiques avec les espagnols, se réfugièrent alors à Cuba. Ce fut leur premier exode vers Cuba où ils s’établirent dans la province de Matanza. La couronne d’Espagne récupéra l’ouest de la Floride en 1783, des esclaves britanniques profitèrent pour rejoindre le territoire réclamant eux aussi le refuge religieux et devinrent libres. Ils étaient employés comme travailleurs libres sur les plantations anglaises, comme marins, artisans, ou bucherons. En 1819, l’Espagne céda définitivement la Floride aux États-Unis, les noirs libres de Floride s’enfuirent à nouveau, ce fut leur second exode vers Cuba et Mexico.
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Sources
Marcus Rediker, Villains of
all nations : Atlantic pirates in the golden age (Boston: Beacon Press, 2004),
p. 54
Peter Linebaugh and Marcus
Rediker, The Many-Headed Hydra: Sailors, Slaves, Commoners, and the Hidden
History of the Revolutionary Atlantic (Boston: Beacon Press, 2000), p. 169-170
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:XQhTEExlJ6MJ:www.tsu.edu/PDFFiles/media/center/BLACKPIRATESBACKGROUND_2-19-07.pdf+&cd=3&hl=fr&ct=clnk&gl=ca
http://teachingflorida.org/article/black-society-in-colonial-florida
http://voyagetodiscovery.org/quintor.htm
http://teachingflorida.org/article/black-society-in-colonial-florida
http://voyagetodiscovery.org/quintor.htm
http://birdsyellowhouse.blogspot.ca/2010_06_01_archive.html


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